La colère monte chez les riziculteurs japonais. Des producteurs ayant leurs rizières dans 8 préfectures restent avec un stock de riz contaminé, évalué à 7.200 tonnes.
Même si elles n’ont pas été citées par les autorités, les régions touchées sont probablement celles de Fukushima, Miyagi, Iwate, Tochigi, Hokkaido, Akita, Yamagata et Ibaraki.
Invendable, ce riz doit être stocké par les agriculteurs dans l’attente d’une solution définitive, a indiqué le 18 octobre le ministère japonais de l’agriculture. Ce qui pourrait prendre quelques temps.
Car, comme le relève The Japan Times, l’archipel ne dispose pas pour le moment de centres de stockage capables d’accueillir ce type de déchets radioactifs.
Au mois de juillet dernier [JDLE], de la viande de bœuf contaminée s’était retrouvée sur les marchés nippons. Selon toute probabilité, ces bovins avaient été nourris avec du foin et de la paille de riz, contaminés par du césium.
Par: Valéry Laramée de Tannenberg
jeudi 20 octobre 2011
mardi 18 octobre 2011
Baisse de l’activité à Fukushima
Les bonnes nouvelles environnementales sont rares en provenance du Japon. Raison de plus pour ne pas bouder son plaisir. Ainsi donc, lors de son point d’information mensuel, l’exploitant de la centrale accidentée a annoncé que le débit de dose de radiation mesuré sur le site avait sensiblement diminué ces dernières semaines.
Selon le vice-président de Tepco, ce débit atteint désormais 0,2 millisievert par heure (mSv/h), contre 1 mSv/h, il y a un mois.
La compagnie nippone a, de plus, annoncé qu’elle espérait désormais faire accéder à ses 4 réacteurs endommagés au stade d’arrêt à froid avant la fin de l’année. Initialement, Tepco n’estimait pas possible de stabiliser à moins de 100°C la température régnant à l’intérieur des réacteurs accidentés avant la fin du mois de janvier 2012.
Par: Valéry Laramée de Tannenberg
Selon le vice-président de Tepco, ce débit atteint désormais 0,2 millisievert par heure (mSv/h), contre 1 mSv/h, il y a un mois.
La compagnie nippone a, de plus, annoncé qu’elle espérait désormais faire accéder à ses 4 réacteurs endommagés au stade d’arrêt à froid avant la fin de l’année. Initialement, Tepco n’estimait pas possible de stabiliser à moins de 100°C la température régnant à l’intérieur des réacteurs accidentés avant la fin du mois de janvier 2012.
Par: Valéry Laramée de Tannenberg
lundi 17 octobre 2011
De l’origine climatique des espèces
Sous l’effet conjugué du réchauffement climatique et de ses conséquences, de l’acidification des eaux et de l’accroissement de la concentration de CO2 dans l’atmosphère, de nombreuses espèces animales et végétales pourraient voir leur taille diminuer.
Ce n’est pas un scoop: contrairement à l’homme, les animaux et les végétaux s’adaptent, d’ores et déjà, aux conséquences des changements climatiques. Certaines espèces d’oiseaux commencent à modifier leurs destinations de migration. Des poissons tropicaux se rafraîchissent en remontant vers l’Atlantique Nord. Réagissant à l’acidification des eaux marines, des crustacés voient leur taille grandir. Des cultures, comme la vigne, viennent à maturité de plus en plus tôt.
En épluchant la littérature scientifique, deux chercheurs de l’université de Singapour ont tenté de faire le point sur une possible évolution «climatique» des espèces végétales et animales. Publiés dimanche 16 octobre sur le site de Nature Climate Change, leurs résultats sont sidérants.
Pour résumer, la combinaison des principales conséquences du réchauffement climatique (élévation des températures, moindre disponibilité de l’eau, acidification de la mer, accroissement de la concentration du CO2 dans l’atmosphère) aurait tendance à faire rétrécir la taille des plantes et des animaux.
De nombreuses expérimentations, expliquent Jennifer Sheridan et David Bickford, ont permis d’observer une réduction de la taille de mollusques et de coraux vivant dans une eau artificiellement acidifiée.
Dans des serres, dont le chauffage avait été un peu poussé, la biomasse des plantes aériennes et des fruits étaient inférieure de 3 à 17% à celles des mêmes espèces cultivées dans des conditions plus «normales».
Globalement, précisent les deux biologistes, «les études montrent qu’à chaque degré supplémentaire, la taille des corps des invertébrés marins diminue de 0,5 à 4%, celle des poissons de 6 à 22 %, celles des coléoptères de 1 à 3% et de 14% pour les urodèles (les salamandres, ndlr)».
Des observations similaires ont été aussi faites sur les mammifères, les arbres tropicaux, et certains types d’amphibiens (crapauds, grenouilles).
Ces phénomènes ne sont pas véritablement nouveaux. Il y a 55 millions d’années, durant cette période que les scientifiques appellent le «maximum thermique de la transition paléocène-éocène», la température a fortement grimpé en un temps extrêmement court. Conséquence: les paléontologues retrouvent des fossiles de coléoptères, de fourmis, d’araignées ou de guêpes qui ont perdu entre 50 et 75% de leur taille entre le début et la fin de ce violent réchauffement climatique.
Quels sont les mécanismes biologiques d’une telle évolution? Ils sont encore très mal connus. Et tout dépend de ce que l’on étudie.
Les végétaux seront, a priori, satisfaits de pouvoir consommer plus de CO2. Mais leur capacité à absorber plus de gaz carbonique dépend aussi de la disponibilité en eau et des nutriments présents dans le sol. Or, dans de nombreuses régions du globe, la pluie devrait se raréfier, limitant de facto l’appétit des végétaux en carbone. En revanche, ils devront s’adapter à la hausse des températures et à la sécheresse.
Pour les animaux à sang froid (les ectothermes) le niveau de métabolisme est directement dépendant de la température extérieure. En s’en tenant aux dernières projections du Giec[1] (une hausse des températures moyennes allant de 1,1°C à 6,4°C d’ici 2100), David Bickford estime que le niveau de métabolisme des reptiles, par exemple, pourrait s’accroître de 10 à 75%. Or, à moins que ces animaux puissent ingurgiter plus de nourriture (ce qui semble improbable), leur taille devrait se réduire.
Les animaux à sang chaud seront, eux, pénalisés par une réduction des ressources alimentaires disponibles, par un accès plus restreint à de l’eau potable et par la hausse des températures.
L’évolution climatique des espèces peut-elle influer sur l’état de la biodiversité? Probablement, mais les auteurs ne se risquent pas à établir de pronostic. Car, rappellent-ils, nul ne sait encore si les proies rapetisseront au même rythme que leurs prédateurs. Dans le cas contraire, la 6e crise d’extinction, que nous sommes en train de vivre, pourrait être beaucoup plus rapide que prévu.
Ce n’est pas un scoop: contrairement à l’homme, les animaux et les végétaux s’adaptent, d’ores et déjà, aux conséquences des changements climatiques. Certaines espèces d’oiseaux commencent à modifier leurs destinations de migration. Des poissons tropicaux se rafraîchissent en remontant vers l’Atlantique Nord. Réagissant à l’acidification des eaux marines, des crustacés voient leur taille grandir. Des cultures, comme la vigne, viennent à maturité de plus en plus tôt.
En épluchant la littérature scientifique, deux chercheurs de l’université de Singapour ont tenté de faire le point sur une possible évolution «climatique» des espèces végétales et animales. Publiés dimanche 16 octobre sur le site de Nature Climate Change, leurs résultats sont sidérants.
Pour résumer, la combinaison des principales conséquences du réchauffement climatique (élévation des températures, moindre disponibilité de l’eau, acidification de la mer, accroissement de la concentration du CO2 dans l’atmosphère) aurait tendance à faire rétrécir la taille des plantes et des animaux.
De nombreuses expérimentations, expliquent Jennifer Sheridan et David Bickford, ont permis d’observer une réduction de la taille de mollusques et de coraux vivant dans une eau artificiellement acidifiée.
Dans des serres, dont le chauffage avait été un peu poussé, la biomasse des plantes aériennes et des fruits étaient inférieure de 3 à 17% à celles des mêmes espèces cultivées dans des conditions plus «normales».
Globalement, précisent les deux biologistes, «les études montrent qu’à chaque degré supplémentaire, la taille des corps des invertébrés marins diminue de 0,5 à 4%, celle des poissons de 6 à 22 %, celles des coléoptères de 1 à 3% et de 14% pour les urodèles (les salamandres, ndlr)».
Des observations similaires ont été aussi faites sur les mammifères, les arbres tropicaux, et certains types d’amphibiens (crapauds, grenouilles).
Ces phénomènes ne sont pas véritablement nouveaux. Il y a 55 millions d’années, durant cette période que les scientifiques appellent le «maximum thermique de la transition paléocène-éocène», la température a fortement grimpé en un temps extrêmement court. Conséquence: les paléontologues retrouvent des fossiles de coléoptères, de fourmis, d’araignées ou de guêpes qui ont perdu entre 50 et 75% de leur taille entre le début et la fin de ce violent réchauffement climatique.
Quels sont les mécanismes biologiques d’une telle évolution? Ils sont encore très mal connus. Et tout dépend de ce que l’on étudie.
Les végétaux seront, a priori, satisfaits de pouvoir consommer plus de CO2. Mais leur capacité à absorber plus de gaz carbonique dépend aussi de la disponibilité en eau et des nutriments présents dans le sol. Or, dans de nombreuses régions du globe, la pluie devrait se raréfier, limitant de facto l’appétit des végétaux en carbone. En revanche, ils devront s’adapter à la hausse des températures et à la sécheresse.
Pour les animaux à sang froid (les ectothermes) le niveau de métabolisme est directement dépendant de la température extérieure. En s’en tenant aux dernières projections du Giec[1] (une hausse des températures moyennes allant de 1,1°C à 6,4°C d’ici 2100), David Bickford estime que le niveau de métabolisme des reptiles, par exemple, pourrait s’accroître de 10 à 75%. Or, à moins que ces animaux puissent ingurgiter plus de nourriture (ce qui semble improbable), leur taille devrait se réduire.
Les animaux à sang chaud seront, eux, pénalisés par une réduction des ressources alimentaires disponibles, par un accès plus restreint à de l’eau potable et par la hausse des températures.
L’évolution climatique des espèces peut-elle influer sur l’état de la biodiversité? Probablement, mais les auteurs ne se risquent pas à établir de pronostic. Car, rappellent-ils, nul ne sait encore si les proies rapetisseront au même rythme que leurs prédateurs. Dans le cas contraire, la 6e crise d’extinction, que nous sommes en train de vivre, pourrait être beaucoup plus rapide que prévu.
dimanche 16 octobre 2011
Le gobelet écologique & comestible …
Voici une idée fort originale, des gobelets écologiques que l’on mange après utilisation ! Une solution radicale, encore plus écologique que le recyclage …
Il s’agit d’un gobelet écologique réalisés à partir de Agar agar; un produit gélifiant obtenu à partir d’algues rouges, et de plus comestible … Parfumé à la menthe ou encore au citron, le gobelets pourra donc être mangé après utilisation ou tout simplement jeté pour ce biodégrader sans abimer la nature !
Il s’agit d’un gobelet écologique réalisés à partir de Agar agar; un produit gélifiant obtenu à partir d’algues rouges, et de plus comestible … Parfumé à la menthe ou encore au citron, le gobelets pourra donc être mangé après utilisation ou tout simplement jeté pour ce biodégrader sans abimer la nature !
vendredi 14 octobre 2011
Allemagne: le véritable coût de la sortie du nucléaire
Démantèlement des centrales, investissements dans les énergies renouvelables et le réseau, compensation des émissions de CO2… la sortie du nucléaire va coûter cher aux Allemands. Plusieurs instituts se sont penchés sur l’addition.
Question sensible que celle des coûts de la sortie du nucléaire. Car si tous les paramètres montrent qu’elle est techniquement réalisable –développement des énergies renouvelables, maîtrise des émissions de CO2–, il faudra bien financer le déploiement de ces nouvelles technologies. C’est pourquoi, face à la question, le ministère de l’environnement préfère tempérer: «Personne n’est en mesure de dire aujourd’hui comment va évoluer le prix de l’électricité dans les trois ou quatre prochaines années».
Pourtant, de nombreux organismes ont déjà fait les comptes. Et ils sont tous d’accord: la sortie du nucléaire conduira à une augmentation du prix du kilowattheurs. La KfW, l'équivalent allemand de la caisse des dépôts, estime par exemple la facture à près de 250 milliards d'euros. Ce chiffre prend en compte plusieurs éléments: les investissements nécessaires à la réalisation de nouvelles capacités de production, le développement des énergies renouvelables, dont le développement est largement subventionné, l'augmentation des importations d'électricité, le démantèlement des installations existantes… Sur ces mêmes critères, l’agence pour l’environnement (Dena), a également fait ses calculs: elle estime que le prix au kWh augmentera de 4 à 5 centimes (2 ct pour les énergies renouvelables, 1 ct pour le réseau, 1,5 ct pour les énergies fossiles, le reste pour les installations de stockage), ce qui représente pour le consommateur privé une augmentation de 20% de sa facture.
Mais il existe aussi d’importants facteurs d’incertitude, à commencer par le prix des énergies fossiles et des quotas d’émission dans le futur. Des arguments en faveur d’un déploiement rapide des énergies renouvelables, afin de s’affranchir au plus vite des énergies fossiles. C’est pourquoi Hubertus Bardt, de l’Institut de l’économie à Cologne, préfère parler de fourchette. «La facture est difficile à estimer. Les chiffres souvent évoqués vont de 100 à 335 Md€. Pour moi, 100 Md€ est un chiffre sous-estimé. Pour le seul subventionnement de l’énergie solaire, nous en sommes à 80 Md€. 335 Md€ serait plus réaliste». Il poursuit: «A court terme, nous estimons que l’arrêt des 8 centrales nucléaires a conduit à une hausse de 1 centime le kWh». De son côté, l’Institut pour la recherche sur le climat de Potsdam (PIK) évoque également une hausse des prix pour le consommateur: le prix sur le marché spot pourrait se trouver autour de 5,9 ct/kWh en 2015, à comparer avec les 5 ct/kWh payés début 2011.
Mais la véritable inconnue résidera dans la capacité d’acceptation du citoyen allemand. En effet, de nombreux experts estiment que la population, farouchement opposée à l’énergie nucléaire, devrait accepter d’autant plus facilement ce prix à payer qu’il participe à la fin définitive de l’atome. Reste à voir si cela va se passer comme ça. La manœuvre s’annonce serrée pour les prochaines années.
jeudi 13 octobre 2011
Contenants alimentaires: l’Assemblée vote l’interdiction du bisphénol A
L’Assemblée nationale a voté à 346 voix contre 2 l’interdiction du bisphénol A (BPA) dans tout conditionnement à vocation alimentaire à compter du 1er janvier 2014, une décision qui vient clore un long débat sur les risques sanitaires de ce perturbateur endocrinien.
Le BPA est, entre autres, présent dans les bouteilles en plastique et dans les revêtements intérieurs des boîtes de conserve et des cannettes [1]. Dans l’Union européenne, son utilisation est déjà interdite dans les biberons depuis juin dernier, après avoir été suspendue en juillet 2010 en France.
C’est sans surprise que l’Assemblée a voté ce mercredi 12 octobre à une écrasante majorité l’interdiction du bisphénol A. Cette proposition de loi du député Gérard Bapt (Haute-Garonne, groupe SRC [2]) a été soutenue par tous les groupes, y compris l’UMP, le ministre de la santé Xavier Bertrand ayant émis un avis favorable lors de la discussion du texte jeudi dernier. La proposition initiale était d’interdire le BPA à partir du 1er janvier 2012, mais la date a été repoussée, pour laisser le temps d’évaluer les produits de substitution.
Lors de l’examen du projet de loi, Xavier Bertrand avait indiqué vouloir «aller plus loin». Notamment pour les enfants de mois de trois ans, pour qui l’interdiction aura lieu dès le 1er janvier 2013. En pratique, le BPA sera interdit dans les couvercles des petits pots, les assiettes, les gobelets, les couverts, les mixers pour enfants, les boîtes de lait en poudre, etc.
D’ici l’interdiction, le gouvernement envisage un étiquetage sur tout contenant à base de BPA, comportant une mise en garde vis-à-vis des jeunes enfants, des femmes enceintes et allaitantes.
Xavier Bertrand a par ailleurs demandé à l’Anses de lui fournir d’ici fin octobre 2012 un rapport sur les produits de substitution. Toujours en 2012, l’agence va publier un guide sur les moyens de réduire son exposition au BPA. Enfin, une plaquette tirée à 800.000 exemplaires, mettant en garde contre les risques du BPA, va être prochainement distribuée, notamment dans les maternités.
Parmi les artisans de cette décision, le Réseau environnement-santé (RES) s’est félicité du «volontarisme français» dans un communiqué, tout en rappelant que «les regards doivent maintenant se tourner vers la scène européenne où les institutions communautaires ne se distinguent pas par leur volontarisme sur les enjeux des perturbateurs endocriniens».
«Après la loi sur les biberons au BPA, puis l’adoption de la loi Lachaud, qui a interdit trois groupes de perturbateurs endocriniens [3], le vote d’aujourd’hui met le gouvernement français en position et en devoir de faire évoluer la position de la Commission européenne», constate Yannick Vicaire, chargé de mission au RES.
[1] Fin septembre, il a fait l’objet de deux rapports de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui pointait ses risques sanitaires, notamment chez les enfants en bas âge et les femmes enceintes.
[2] Groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.
[3] Contre toute attente, et notamment contre l’avis du gouvernement, l’Assemblée nationale a approuvé début mai le projet de loi du député Yvan Lachaud (Gard, Nouveau centre), interdisant les phtalates, les parabènes et les alkylphénols (voir le JDLE http://www.journaldelenvironnement.net/article/surprise-la-proposition-de-loi-sur-les-perturbateurs-endocriniens-votee-a-l-assemblee,23010). Le gouvernement n’a toujours pas inscrit cette proposition à l’ordre du jour du Sénat.
Source: Journal de l'environnement
Le BPA est, entre autres, présent dans les bouteilles en plastique et dans les revêtements intérieurs des boîtes de conserve et des cannettes [1]. Dans l’Union européenne, son utilisation est déjà interdite dans les biberons depuis juin dernier, après avoir été suspendue en juillet 2010 en France.
C’est sans surprise que l’Assemblée a voté ce mercredi 12 octobre à une écrasante majorité l’interdiction du bisphénol A. Cette proposition de loi du député Gérard Bapt (Haute-Garonne, groupe SRC [2]) a été soutenue par tous les groupes, y compris l’UMP, le ministre de la santé Xavier Bertrand ayant émis un avis favorable lors de la discussion du texte jeudi dernier. La proposition initiale était d’interdire le BPA à partir du 1er janvier 2012, mais la date a été repoussée, pour laisser le temps d’évaluer les produits de substitution.
Lors de l’examen du projet de loi, Xavier Bertrand avait indiqué vouloir «aller plus loin». Notamment pour les enfants de mois de trois ans, pour qui l’interdiction aura lieu dès le 1er janvier 2013. En pratique, le BPA sera interdit dans les couvercles des petits pots, les assiettes, les gobelets, les couverts, les mixers pour enfants, les boîtes de lait en poudre, etc.
D’ici l’interdiction, le gouvernement envisage un étiquetage sur tout contenant à base de BPA, comportant une mise en garde vis-à-vis des jeunes enfants, des femmes enceintes et allaitantes.
Xavier Bertrand a par ailleurs demandé à l’Anses de lui fournir d’ici fin octobre 2012 un rapport sur les produits de substitution. Toujours en 2012, l’agence va publier un guide sur les moyens de réduire son exposition au BPA. Enfin, une plaquette tirée à 800.000 exemplaires, mettant en garde contre les risques du BPA, va être prochainement distribuée, notamment dans les maternités.
Parmi les artisans de cette décision, le Réseau environnement-santé (RES) s’est félicité du «volontarisme français» dans un communiqué, tout en rappelant que «les regards doivent maintenant se tourner vers la scène européenne où les institutions communautaires ne se distinguent pas par leur volontarisme sur les enjeux des perturbateurs endocriniens».
«Après la loi sur les biberons au BPA, puis l’adoption de la loi Lachaud, qui a interdit trois groupes de perturbateurs endocriniens [3], le vote d’aujourd’hui met le gouvernement français en position et en devoir de faire évoluer la position de la Commission européenne», constate Yannick Vicaire, chargé de mission au RES.
[1] Fin septembre, il a fait l’objet de deux rapports de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui pointait ses risques sanitaires, notamment chez les enfants en bas âge et les femmes enceintes.
[2] Groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.
[3] Contre toute attente, et notamment contre l’avis du gouvernement, l’Assemblée nationale a approuvé début mai le projet de loi du député Yvan Lachaud (Gard, Nouveau centre), interdisant les phtalates, les parabènes et les alkylphénols (voir le JDLE http://www.journaldelenvironnement.net/article/surprise-la-proposition-de-loi-sur-les-perturbateurs-endocriniens-votee-a-l-assemblee,23010). Le gouvernement n’a toujours pas inscrit cette proposition à l’ordre du jour du Sénat.
Source: Journal de l'environnement
mercredi 12 octobre 2011
Le ministère de l'environnement bulgare taxe les sacs plastiques
Le ministère de l'environnement bulgare a créé une nouvelle taxe sur la production et la vente de sacs en plastique, pour limiter leur utilisation et réduire leurs effets sur l'environnement, a annoncé lundi 10 octobre le ministère sur son site internet.
La nouvelle taxe, entrée en vigueur le 1er octobre, impose aux industriels et aux commerçants de faire payer leurs clients 0.15 leva (0,07 euro) tous les sacs en plastique contenant plus de 15 microns de polyéthylène qu'ils ont fabriqués ou vendus.
Cette taxe sera de 0,35 leva (0,18 €) à partir du 1er janvier 2012, puis de 0,45 leva (0,21 €) en 2013 et de 0,55 leva (0,27 €) en 2014.
Le but est de réduire l'utilisation de ces sacs en plastique, perçus comme une source de pollution importante dans les grandes villes de Bulgarie, a indiqué le ministère.
En moyenne, près de 1,2 milliard de sacs en polyéthylène sont utilisés en Bulgarie chaque année, d'après les chiffres officiels.
La nouvelle taxe, entrée en vigueur le 1er octobre, impose aux industriels et aux commerçants de faire payer leurs clients 0.15 leva (0,07 euro) tous les sacs en plastique contenant plus de 15 microns de polyéthylène qu'ils ont fabriqués ou vendus.
Cette taxe sera de 0,35 leva (0,18 €) à partir du 1er janvier 2012, puis de 0,45 leva (0,21 €) en 2013 et de 0,55 leva (0,27 €) en 2014.
Le but est de réduire l'utilisation de ces sacs en plastique, perçus comme une source de pollution importante dans les grandes villes de Bulgarie, a indiqué le ministère.
En moyenne, près de 1,2 milliard de sacs en polyéthylène sont utilisés en Bulgarie chaque année, d'après les chiffres officiels.
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